Ça y est, on est parti, l'avion accélère puis décolle, une sensation agréable se fait ressentir, l'oiseau mécanique s'élève vers le ciel, on transperce les nuages, malgré leurs énormes volumes ils paraissent impuissant face à la fulgurante vitesse de l'avion. Les monstres blancs traversés, il on l'air à présent de plus en plus loin et petits. On s'élève toujours, le soleil domine au dessus des nuages, mais le froid est au rendez-vous, le givre se formera petit à petit sur les hublots. De temps en temps quelques petites chutes libres d'une seconde qui apaisent le c½ur, des rayons de soleil qui se reflètes sur les ailes et éblouissent le regard, un tapis de nuages qui s'étend à perte de vue, un tapis de laine dans lequel on aimerait plonger, une vision très agréable de cette étendue blanche qui éblouie les yeux. Le givre paraît plus dense à présent, il pourrait être confondu à des craquelures de vitre, ou bien à des étoiles, on passe tout près du pôle nord, le ciel se dégage, la terre apparaît, il s'agit du Groenland, en fait il faudrait plutôt dire glace, l'étendue blanche est à présent sur le sol. En observant plus attentivement, on peut y apercevoir des tâches bleues ciel, certainement dues à une fonte, une fonte qui apparait plus clairement aux bordures du pays, les glaces fondent et laissent place à un magnifique fleuve couleur turquoise serpentant entre les montagnes, des hauts monts pouvant parfois stopper quelques nuages égarés. Puis arrive l'océan, dans lequel flottent des blocs de glaces victimes de la fonte, des gros glaçons tels des cailloux indiquant le chemin vers le Canada, terre pure avec ses nombreux lacs, dans lesquels se reflète la lumière du soleil, des flaques d'eau ressemblant à des miroirs reflétant les cieux. La glace disparait petit à petit pour laisser apparaître le sol aride des États-Unis, le ciel semble moins clair à présent, l'horizon est sombre et sale, l'air doit être moins propre, des nuages dominent les Rocheuses, l'avion entame la descente, on peut apercevoir les rayons du soleil perçant les nuages afin d'aller illuminer les montagnes, le sol est de plus en plus proche, la chaleur extérieure augmente, une sensation étrange à nouveau, le sol est maintenant tout près, un sensible choc, puis un grincement de frein et l'avion ralenti pour enfin s'arrêter. [...]
"Souviens-toi de cette nuit, c'est la promesse de l'infini... " Dante